Passer au contenu Début du contenu
Start of content

e-3229 (Santé)

Pétition électronique
Lancée par Janet Willis de Victoria (Colombie-Britannique)

Langue d'origine de la pétition : Anglais

Pétition au gouvernement du Canada

Attendu que :
  • Des statistiques récentes indiquent que 50 à 80 % des patients ayant contracté la COVID-19 continueront à présenter des symptômes plusieurs mois après l’infection initiale;
  • Des dizaines de milliers de Canadiens présentent des symptômes permanents suffisamment graves, qui compromettent leurs moyens de subsistance, leur santé générale et leur capacité à fonctionner au quotidien;
  • Les symptômes permanents peuvent être graves et peuvent inclure une fatigue débilitante, des dommages au cerveau, au cœur, aux poumons, aux reins ou au foie, la dépression, des troubles cognitifs, des symptômes mettant la vie en danger et une faiblesse musculaire;
  • Le processus de demande de la Prestation canadienne de la relance économique exige que les demandeurs cherchent du travail, mais de nombreuses personnes souffrant des effets à long terme de la COVID ne peuvent pas le faire;
  • De nombreux patients ayant contracté la COVID-19 au cours de la première vague se sont vu refuser des tests, mais sont maintenant surveillés de près, privés d’aide médicale et dans l’impossibilité de participer à des initiatives de recherche et de bénéficier de mesures de réadaptation;
  • Sans aide, ceux qui souffrent des effets à long terme de la maladie risquent de devenir des malades chroniques, ce qui créera une énorme crise sociétale et économique pour le Canada.
Nous, les soussignés, citoyens du Canada, demandons au gouvernement du Canada de :
1. Reconnaître les effets à long terme de la COVID et de les considérer comme étant un problème de santé;
2. Créer un système d’enregistrement pour les patients qui souffrent des effets à long terme de la COVID, inclure ces données dans le décompte quotidien des cas de Santé Canada et considérer ces patients comme « non guéris » ou « non infectieux »;
3. Financer rapidement des recherches solides et ciblées sur la COVID-19 et ses effets à long terme;
4. Créer des cliniques pour les patients diagnostiqués comme souffrant des effets à long terme de la COVID, qu’ils aient subi ou non un test de dépistage de la COVID-19, afin d’aborder les problèmes médicaux, cognitifs, psychologiques, de réadaptation et d’emploi.

Réponse de la ministre de la Santé

Signé par (ministre ou secrétaire parlementaire) : Jennifer O'Connell

Le gouvernement du Canada reconnaît que de nombreux Canadiens qui ont été infectés par le virus de la COVID-19 mettront longtemps à se remettre. Bien que les données probantes s’accumulent, on ignore encore beaucoup de choses sur la « COVID longue », également appelée « affection post-COVID-19 ». L’éventail des symptômes liés à cet état, leurs évolutions après l’infection et leurs fréquences parmi divers sous-groupes de la population canadienne, ne sont pas encore bien compris. L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) travaille activement en collaboration avec des experts internationaux et canadiens pour faire progresser la base de données probantes sur les répercussions à long terme de la COVID-19, nécessaire à l’élaboration de mesures de santé publique efficaces.

Des preuves scientifiques solides sont essentielles pour faire face à la pandémie de COVID-19 et s’en remettre. À cette fin, par l’intermédiaire des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), le gouvernement du Canada a investi plus de 250 millions de dollars dans plus de 400 projets de recherche sur la COVID-19 depuis mars 2020. Certains de ces projets se concentrent spécifiquement sur les répercussions sanitaires à long terme de la COVID-19. Les IRSC ont récemment lancé un autre concours de financement pour combler les lacunes dans nos connaissances sur la COVID-19, y compris sur l’affection post-COVID-19. Cela représente un investissement supplémentaire pouvant atteindre 119 millions de dollars.

Par exemple, les IRSC financent actuellement l’étude canadienne de cohorte sur la COVID-19, qui fournira une évaluation complète des conséquences à court et moyen terme (1 an) chez 2 000 patients infectés par la COVID-19 et leurs aides familiaux. Cette étude est en cours au Québec, en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique. De telles études permettront d’obtenir des résultats importants pour éclairer les efforts de surveillance, ainsi que les mesures de santé publique et la pratique clinique.

L’ASPC a mis en place un certain nombre de nouveaux efforts de surveillance dans le contexte de la pandémie afin d’orienter les mesures de santé publique, notamment sur les répercussions sanitaires plus larges de la COVID-19. La surveillance des répercussions plus larges sur la santé comprend le suivi de la santé mentale, de la consommation de substances, des maladies chroniques et d’autres conséquences indésirables directement ou indirectement liées à la pandémie et aux mesures de santé publique. Par exemple, de nouvelles enquêtes ont été menées par l’ASPC en collaboration avec Statistique Canada, afin de mieux comprendre la santé mentale des Canadiens pendant la pandémie.

Bien que l’affection post-COVID-19 ait été reconnu et étiqueté par un certain nombre d’organisations, telles que l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il n’existe actuellement aucune définition de cas clinique convenue sur l’affection post-COVID-19. Par conséquent, la base de données probantes nécessaire à l’élaboration de méthodologies appropriées pour les activités de surveillance et de déclaration de routine fait actuellement défaut. L’ASPC et les IRSC collaborent actuellement avec des experts canadiens et internationaux afin de décrire et d’évaluer plus précisément le syndrome post COVID-19 au sein de la population canadienne en explorant diverses sources de donnés, en évaluant les résultats des recherches actuelle afin d’éclairer les approches et les définitions, ainsi que les efforts de surveillance et de déclaration. Les IRSC sont également membres de la Collaboration mondiale en matière de recherche pour la préparation aux maladies infectieuses (GloPID-R), une alliance d’organismes de financement de la recherche à l’échelle mondiale, qui a facilité une réponse rapide et efficace en matière de recherche pour soutenir les nouvelles priorités scientifiques urgentes liées à la COVID-19.

Les provinces et les territoires sont responsables de la gestion et de la prestation des services de soins de santé pour leurs résidents, y compris les services de réadaptation et de traitement pour les personnes atteintes de COVID longue. Des cliniques de soins pour les patients présentant des symptômes compatibles avec l’affection syndrome post-COVID-19 ont été créées à différents endroits au Canada, notamment au Rockyview General Hospital et au Peter Lougheed Centre de Calgary, à l’Institut de recherches cliniques de Montréal et au St. Paul’s Hospital de Vancouver.

Ouverte pour signature
3 mars 2021 à 13 h 36 (HAE)
Fermée pour signature
2 avril 2021 à 13 h 36 (HAE)
Présentée à la Chambre des Communes
Elizabeth May (Saanich—Gulf Islands)
13 avril 2021 (Pétition n° 432-00771)
Réponse du gouvernement déposée
27 mai 2021
Photo - Elizabeth May
Saanich—Gulf Islands
Caucus Parti Vert
Colombie-Britannique
Avis relatif aux pétitions